Jonathan, surnommé “cowboy” par sa mère, était originaire du Cher et se trouvait en vacances à la station balnéaire de Saint-Brevin-les-Pins en Loire-Atlantique pour une semaine. Selon sa mère, Jonathan avait hâte de partir en vacances avec ses amis, et avait réussi à la convaincre d’y aller, bien qu’elle y était réticente car inquiète.


Dix jours après la disparition de Jonathan, le procureur ouvre une enquête pour enlèvement et séquestration, les recherches se poursuivent et l’espoir de le retrouver en vie s’amenuise au fil des jours…


Le 22 avril, des policiers allemands contactent les gendarmes car l’affaire ressemble à s’y méprendre au mode opératoire d’un tueur en série allemand surnommé “l’homme en noir” qui a tué quatre garçons et agressé une quarantaine d’autres. Malheureusement cette piste n’est pas exploitée, ce qui s’avérera être une grave erreur par la suite.

Le 19 mai, un peu plus d’un mois après sa disparition, Jonathan est retrouvé sans vie dans un étang. Il est nu, ligoté et son corps a été lesté d’un parpaing. L’autopsie révèle qu’il a été retenu plusieurs jours avant d’être tué par suffocation. L’annonce de sa mort est un choc immense pour la France entière et à ce stade, l’enquête prend un tout autre tournant.


Malheureusement, l’enquête finit par piétiner, et les gendarmes épuisent les fausses pistes… Quatorze ans plus tard, une révélation change la donne : un homme incarcéré en Allemagne affirme que son co-détenu lui aurait avoué le meurtre de Jonathan. L’homme suspecté est Martin Ney, agresseur sexuel et tueur en série connu sous le nom de “l’homme en noir”.

L’enquête est relancée, Martin Ney est interrogé mais continue de clamer son innocence dans cette affaire. Néanmoins, il est inculpé pour l’enlèvement, la séquestration et le meurtre de Jonathan. Le procès s’ouvre le 19 mai 2026 à Nantes, vingt-deux ans après les faits.


Pour la famille de Jonathan, ce procès représente l’aboutissement de deux décennies de questionnements, de douleur et d’attente. Interrogée par les journalistes, Virginie, la mère de Jonathan déclare : “"Ce que je veux, c'est que toutes ces choses-là s'arrêtent sur les enfants. C'est tout ce que je demande. Pas que pour le mien. Le mien, c'est arrivé. Oui, certes, ça fait mal. Mais je ne veux pas que ça arrive à d'autres enfants non plus".*


*Mathieu Lopinot, “"Je l'ai fixé du regard, je l'ai pas lâché" : la mère de Jonathan Coulom raconte son face-à-face avec le pédocriminel Martin Ney”, RTL, 20 mai 2026.